Anatoly Livry – Eloge de la frontière – Si L’URSS protégeait ses frontières, l’Europe le peut aussi

Depuis des décennies, chacun des pays de la Vieille Europe subit un matraquage cosmopolite : « Les frontières n’existent pas ! » – et quand elles existent, elles doivent être effacées. Les gouvernants de l’Union dite européenne doivent donc remplir cette seconde condition d’une culture de mort (la première étant de ne pas avoir d’enfant) et souscrire au fanatisme du sans-fontiérisme, un extrémisme auquel les Gauleiter au service de la Commission « européenne » sont dressés et duquel il leur est interdit de s’écarter au risque de perdre non seulement l’ensemble des acquis carriéristes mais aussi toute chance de se faire une place dans le futur gouvernement global, récompense que chacun d’eux convoite avec obstination. Quant à la république dite française, elle continue de jouir de l’aura qu’elle avait usurpée en décapitant ses souverains légitimes tout en poursuivant ce long holocauste des Français que les « colonnes infernales » avaient lancé en Vendée. Le sans-frontiérisme est donc un poison que, sur fond des images du Louvre et de Versailles, les présidents français versent dans les esprits de tout l’Occident boréal, pourrissant littéralement l’âme de ses peuples.

Depuis plus d’un quart de siècle, je démontre la simplicité avec laquelle les frontières de l’Europe pourraient être contrôlées, m’appuyant pour cela sur l’histoire de l’URSS, cet empire qui s’étalait sur 1/6e de la terre ferme de notre planète mais dont chaque mètre du limes était gardé quasi infranchissable, et cela, pendant des décennies et avec des moyens techniques depuis longtemps surpassés.

Voici par exemple ce que j’écrivais voici cinq ans :

« Lorsque, Juif, j’étais en Union soviétique, il fut dit à la synagogue de Moscou que Bush et Gorbatchev s’étaient rencontrés, qu’un accord avait été passé et que leurs conseillers avaient fixé le nombre de Juifs soviétiques auquel il était permis de quitter l’URSS à 50 000 personnes. C’était clair. Le nombre ainsi que l’ethnie des émigrés ont été strictement respectés, tout comme ceux des vagues suivantes. Il était certes toujours possible à une personne, voire à une famille, de fuir à l’improviste l’URSS. En revanche, même en l’absence des caméras actuelles (omniprésentes), les populations restaient clouées sur place jusqu’à ce que l’agrément de l’autorité leur soit accordé.

Car jamais – même dans l’Antiquité ! – le pouvoir authentique, à présent supra-étatique, et qui depuis a prodigieusement renforcé ses dispositifs de surveillance, n’a permis de larges déplacements de groupes humains sans au préalable les autoriser. Ceux qui proclament que des millions de personnes peuvent fuir d’un continent à l’autre sans qu’on puisse les arrêter vous prennent pour des intelligences sous-humaines ou, excusez-moi de ce terme non-académique, pour de vrais tarés ! »

Les récents événements liés à la pandémie ont totalement confirmé mon analyse. Ils ont même renforcé l’avertissement que je lançais quant au danger que représentent les gouvernants français : face à un virus qu’eux-mêmes pourtant présentent comme mortel pour la population, ils continuent de se contredire frénétiquement, préférant lutter contre le nationalisme car les frontières doivent rester ouvertes, le coronavirus, cela est bien connu, n’ayant « pas de frontières, pas de passeport » (Cf. l’interview de Macron du 12 mars 2020, à partir de 18:55). Jusqu’à présent, les frontières de la république « française » continuent donc de jure à être ouvertes. Cela va à l’encontre, par exemple, de la politique de la Suisse où la population n’est pas maintenue à résidence par la peur, les menaces ou la violence et où, hormis quelques exceptions, les frontières sont closes, ce qui permet au pays de ne pas sombrer dans ces guerres civiles qui commencent à métastaser à travers les territoires occupés français. Car, à défaut de cette sagesse basique qui consisterait à rendre impénétrables les frontières extérieures, on a transformé la république « française » en un État policier embastillant chacun de ses habitants, créant donc une multitude de limites. Cette attitude, au-delà de son coût exorbitant, démontre les failles psychiques incurables de tout ce qui est issu de la Ve république et la suite de ridicules gouvernementaux, tels que l’incapacité à fabriquer des masques ou à trouver suffisamment de places dans les hôpitaux publics, ne constitue que les derniers soubresauts de l’agonie de ce monstre encore partiellement francophone.

Dr Anatoly Livry,

Altdorf, Suisse

Article original ici

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