Designated Survivor – Exemple de propagande Netflix grossière, concentrée en 2 épisodes – Daniel Conversano

Ne me demandez pas pourquoi j’ai commencé à me laisser prendre par cette série médiocre, la vie est courte, et on a autre chose à faire. Je précise que je télécharge ces films et séries sans donner un sou à Netflix, que les choses soient claires. Si je fais cet effort, vous pouvez le faire aussi.

L’intrigue de la série est originale : un modeste architecte travaillant à la Maison-blanche est le “survivant désigné” lors d’un congrès au Capitole qui réunit tout le gouvernement américain. Un attentat réduit à néant le bâtiment, tue le président et tous les membres les plus importants de l’Etat. L’architecte devient donc président des Etats-Unis dans l’urgence parce qu’il est le plus haut dans la hiérarchie après cette hécatombe, et qu’il avait été “désigné survivant”, d’où le nom de la série.

Après 2 saisons assez conventionnelles et même plutôt patriotiques, la 3ème qui vient clore l’histoire est là pour nous rappeler que nous vivons dans le merveilleux monde post-moderne. On dirait qu’ils (scénaristes, producteurs) fidélisent le spectateur avec du contenu standard pour le faire s’attacher aux personnages, et lui délivrer in fine un message de “tolérance” qu’il n’osera plus contester. Quel vice !

Alors dans le dernier épisode qui m’a fait arrêter le visionnage pour de bon :

  • On apprend que la belle-soeur du président américain est un trans, et que le président avait caché ça. Comme c’est très mal, il s’en excuse, et le/la trans vient habiter à la maison blanche pour s’occuper de la fille du président, lequel est trop occupé à rendre le pays gauchiasse. La belle-soeur trans joue à la maman (la première dame est morte dans la série, et se fait donc grand-remplacer par son frère devenu femme… Bon appétit bien sur !)
  • Un conseiller en marketing noir commence à bien faire parler de lui, il est très branché réseaux sociaux et a de supers idées neuves. Bon, il est gay passif, et on le voit se faire enfiler par un garde du corps (black aussi) dans une scène marquante.
  • L’épisode commence par un plan sur le président aux toilettes, froc au niveau des chaussures, histoire de bien abaisser la fonction.
  • Le directeur du cabinet présidentiel, un Blanc, est ostensiblement jaloux de son ancien élève, un latino beau gosse en passe de devenir vice-président à sa place. Une agente en communication aux dents longues dit à ce directeur du cabinet avec dédain et jubilation : “Vous êtes nul, il y avait déjà assez de Blancs insignifiants comme vous à des postes de responsabilités, c’est le tour d’Aaron (le latino)
  • Ce fameux Aaron a changé son nom de famille en Shore (il s’appelait Rivera) pour s’assimiler à la culture américaine. Sa nana, fière d’être mexicaine, lui en fait le reproche et dit qu’il doit affirmer son identité aztèque sans craindre les préjugés racistes, pour faire avancer la cause pépito.
  • Parallèlement, la CIA mène une enquête sur un virus apparemment modifié à des fins meurtrières. L’enquêtrice est eurasienne (mi-viet, mi-wasp) et évoque à un moment son père blanc avec dégoût, parce que ce dernier l’empêchait de parler vietnamien à la maison. Elle est épaulée dans son travail par un spécialiste mondial en épidémiologie, qui, au risque de vous surprendre, est un Noir (donc un génie). C’est pas terminé : on comprend au fil de l’épisode que le virus est pensé pour n’affecter que les hommes et les femmes de couleur. En gros, le terroriste est un eugéniste nazi de la pire espèce.

Tout ça, en deux petits épisodes de 40 minutes. Ils ont tout mis.

Non vraiment, faites un effort et faites comme moi : téléchargez les séries et arrêtez de financer Netflix. Parfois, c’est dur de trouver le film/série qu’on veut, mais il faut persévérer. Il y a Stremio, par exemple, qui est gratuit.

Pour le même prix de l’abo Netflix résilié, vous pouvez vous abonner à SUPER DANNY LIVE. Croyez-moi, vous y gagnerez au change 🙂 !

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