Donald Trump annonce des sanctions contre la Turquie

Le président américain a précisé que le millier de soldats américains « restera dans la région » pour éviter un retour du groupe Etat islamique.

Redéploiement des militaires américains, discussions au Congrès… Après une semaine d’annonces contradictoires et en réponse à l’offensive lancée par Ankara dans le nord-est de la Syrie, le président des Etats-Unis Donald Trump a annoncé, lundi 14 octobre, une série de mesures, notamment commerciales, contre la Turquie.

Dans un communiqué faisant part de sa volonté de détruire rapidement l’économie turque si Ankara persistait dans son attitude « dangereuse et destructrice », Donald Trump a déclaré qu’il publierait bientôt un décret autorisant des sanctions contre des dirigeants turcs.

Il a également annoncé la suspension des négociations commerciales avec la Turquie et le relèvement des droits de douane américains sur l’acier turc, à 50 %. Le président américain a par ailleurs précisé que le millier de soldats américains « restera dans la région » pour éviter un retour du groupe Etat islamique. Par ailleurs, Washington va demander à ses alliés au sein de l’Otan de prendre des sanctions similaires envers Ankara.

Discussions entre démocrates et républicains

La présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, avait déclaré plus tôt dans la journée s’être entretenue avec le sénateur républicain Lindsey Graham, et avoir convenu avec lui de travailler sur une « résolution commune pour annuler immédiatement la dangereuse décision du président » Trump sur le retrait des troupes américaines en Syrie. Elle a également plaidé pour des sanctions plus fortes que celles envisagées par la Maison Blanche à l’encontre de la Turquie.

« Le président ayant donné un feu vert aux Turcs pour bombarder, et de facto fait sauter les chaînes [du groupe djihadiste] Etat islamique, nous devons avoir un projet de sanctions plus fortes que celui proposé par la Maison Blanche », a estimé Nancy Pelosi. Ce projet doit lui aussi être commun aux deux partis et aux deux Chambres, a-t-elle ajouté.

Source

Trump-sanction-Turquie
Les points sur les « i » de la Turquie