Insécurité – A Paris, les touristes japonais en panique après des attaques à l’acide

L’ambassade du Japon a envoyé un mail, le 13 février dernier, à ses ressortissants, pour les exhorter à la vigilance après avoir été alertée d’une attaque à l’acide qui aurait été perpétrée contre un japonais trois jours plus tôt dans le 17e arrondissement de Paris. Tout est parti d’une alerte émise par les services consulaires japonais indiquant que trois agresseurs cagoulés s’en seraient pris à des ressortissants nippons.

Dans la foulée, plusieurs internautes ont relayé ensuite un e-mail envoyé par les services diplomatique nippons en France, mentionnant bien cette agression. Le Figaro explique par ailleurs que l’attaque est également mentionnée dans une note du ministère des Affaires étrangères japonais, mise en ligne sur leur site.

DE L’ACIDE CHLORHYDRIQUE

D’après ces différentes mises en garde, le groupe de Japonais visé se trouvait dans un lieu public. La personne la plus atteinte aurait « senti le danger » et se serait protégé le visage avec ses mains « au moment où l’un des individus a sorti une bouteille contenant du liquide ». « Heureusement, le visage n’a pas été exposé au liquide, mais la paume a été brûlée », ajoute le document.

Un médecin dit ensuite avoir constaté que la brûlure était due à de l’acide chlorhydrique, une substance qui aurait pu causer des blessures importantes si elle avait été en contact avec des muqueuses, comme les yeux. Toujours est-il que l’affaire a donc été suffisamment prise au sérieuse par l’ambassade du Japon qui a par la suite émis une série de recommandations sur les séjours en France.

« DES CRIMES VIOLENTS SE PRODUISENT CONSTAMMENT »

« Des crimes violents se produisent constamment, donc lorsque vous utilisez les transports en commun ou que vous voyagez à l’extérieur, faites toujours attention aux conditions environnantes », indique-t-elle dans sa communication envoyée à la communauté japonaise de France.

L’ambassade du Japon à Paris a indiqué que «la famille de la victime s’est rendue au poste de police pour porter plainte, mais cette dernière n’a pu être déposée en l’absence de l’intéressée». Aujourd’hui, la victime, qui ne veut pas être médiatisée, ne souffre «que de légères blessures sans gravité et ne souhaite pas aller plus avant dans les procédures judiciaires», ajoute la représentation diplomatique.

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