Matteo Salvini, à l’adresse du gouvernement italien qui a trahi son peuple : « Vos jours sont comptés ! »

Tout d’abord, je vous invite à écouter cette excellente analyse de membres de notre équipe, Fréquence Occident, sur le sujet :

Une alliance de droite menée par Matteo Salvini a remporté haut la main des élections régionales en Ombrie, délogeant au passage la gauche dont c’était un fief historique et infligeant un grave revers à la coalition au pouvoir en Italie.

L’avocate Donatella Tesei, candidate du parti de droite anti-immigration Lega de Matteo Salvini, soutenue aussi par les nationalistes de Fratelli d’Italia et la centre droit de Forza Italia de Silvio Berlusconi, a obtenu le 27 octobre une majorité écrasante de 57,55% aux élections régionales en Ombrie. Dans le camp d’en face, Vincenzo Bianconi, issu de la société civile et soutenu par une alliance – inédite au niveau local – entre le Parti Démocrate (PD, centre gauche) et le Mouvement Cinq Etoiles (anti-système) s’est elle adjugée 37,5% des voix.

Même si l’Ombrie, au centre du pays, ne compte qu’environ 900 000 habitants, il s’agissait d’un test pour l’attelage PD-M5S au pouvoir depuis moins de deux mois. Un gouvernement penchant à gauche et pro-européen a remplacé la coalition populiste Ligue-M5S qui a gouverné l’Italie entre juin 2018 et août 2019.

Matteo Salvini, à l’adresse du gouvernement : «Vos jours sont comptés»

Matteo Salvini, venu à Pérouse «fêter la victoire» au côté de Donatella Tesei, s’est réjoui de «résultats extraordinaires». Il a félicité les habitants de l’Ombrie «pour avoir choisi la liberté au nom de 60 millions d’Italiens», dans une allusion aux législatives qu’il réclame sur tous les tons depuis qu’il a fait exploser le 8 août son pacte instable avec le M5S. «Vos jours sont comptés», a lancé Matteo Salvini à l’adresse du président du Conseil Giuseppe Conte, du chef du M5S Luigi di Maio, et de son allié Nicola Zingaretti, patron du PD. Pour Matteo Salvini, l’exécutif en place et ses ministres «occupent de façon abusive et momentanée le gouvernement national».

L’ex-ministre de l’Intérieur, connu pour son discours fermement anti-immigration, a gagné son pari de déloger la gauche qui gouvernait depuis plus d’un demi-siècle cette région agricole, réputée pour ses truffes et son jambon de pays. Dans ses meetings de village en village, il n’a pas parlé immigration mais promis un sursaut face à la grave crise économique que traverse une région autrefois prospère, frappée en outre par une série de séismes, dont celui d’Amatrice en 2016 (300 morts).

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