« On veut la vérité, on veut pas crever » : à Rouen, les gens paniquent après l’incendie de l’usine Lubrizol

Près de 500 citoyens ont manifesté bruyamment leur inquiétude, lundi soir, devant l’auditorium où se tenait le conseil de la Métropole Rouen Normandie.

Il est un peu plus de 19 heures, lundi 30 septembre, et le climat est plus que tendu sur les quais de la rive droite de Rouen, à quelques encablures à peine du site Lubrizol, l’usine chimique ravagée par un gigantesque incendie dans la nuit du jeudi 26 septembre.

Aux cris d’« on veut la vérité, on ne veut pas crever », près de cinq cents Rouennais, mobilisés grâce aux réseaux hurlent leur colère et leur inquiétude. Un impressionnant dispositif policier a été déployé tout autour dans la crainte de débordements.

Chez ceux-là, les discours rassurants tenus par les autorités publiques depuis cinq jours ne passent pas. Des fûts de stockage d’huile et d’additifs sont partis en fumée, et un épais et noir nuage d’hydrocarbures a survolé la capitale normande et tout le nord-est de la Seine-Maritime. Des odeurs nauséabondes flottent encore dans l’air.

Quant aux retombées de suie grasse qui ont maculé cultures, jardins ou cours de récréation, elles interdisent toujours aux agriculteurs de 112 communes du département de procéder à la récolte, le ministre de l’agriculture, Didier Guillaume, ayant par ailleurs assuré, ce lundi, que les exploitants touchés seraient indemnisés. Il n’empêche. Les questions n’en finissent plus de pleuvoir, aussi entêtantes que les effluves d’essence et d’œuf pourri.

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C’est une catastrophe industrielle, ce que l’Etat français ne veut pas reconnaître