Le Premier ministre japonais Fumio Kishida s’est rendu à Boutcha, ville martyre près de Kiev devenue symbole de l’occupation russe, dans le cadre de sa première visite en Ukraine.
Il s’est rendu à Boutcha en train, en début d’après-midi, peu après son arrivée à Kiev et avant sa rencontre avec le président Volodymyr Zelensky, ont constaté des journalistes de l’AFP sur place.
Son déplacement dans ce pays en guerre a été qualifié d’« historique » par Kiev.
Fumio Kishida est devenu le premier chef du gouvernement japonais à se rendre dans une zone de guerre depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Fumio Kishida doit, lui, rencontrer Volodymyr Zelensky pour lui transmettre « son respect pour le courage et la persévérance du peuple qui défend sa patrie sous son commandement, ainsi que la solidarité et le soutien infaillible à l’Ukraine du Japon et du G7 », dont le pays asiatique est l’hôte cette année.
« Je suis outré par la cruauté. Je représente les citoyens japonais pour exprimer mes condoléances à ceux qui ont perdu la vie » a-t-il déclaré également déclaré.
Tokyo s’est joint aux sanctions occidentales contre la Russie et a offert son aide à Kiev.
En février, le Japon a annoncé une nouvelle aide de 5,5 milliards de dollars (5,1 milliards d’euros) à l’Ukraine. Tokyo lui a aussi envoyé des équipements défensifs et proposé d’accueillir des réfugiés du conflit.
Le Japon n’a cependant pas fourni d’aide militaire, sa Constitution pacifiste l’obligeant à limiter ses capacités militaires aux mesures de défense.